Et nos emplois que risquent-ils

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Si vous faites partie des béats endormis vivant dans un présent permanent et imaginant que tout ira bien, que la croissance reviendra et avec elle le plein-emploi, cet article et ces réflexions ne sont pas pour vous. En revanche, si vous êtes inquiets, comme je le suis, en particulier pour l’avenir de nos enfants, je vous propose ici de partager une vérité.

Les robots menaceraient un emploi sur trois au Royaume-Uni

C’est un article de La Tribune qui revient sur la dernière étude au sujet de l’emploi et de la révolution informatico-robotique actuelle. Cette étude a été réalisée par le grand cabinet de conseil Deloitte et ses conclusions sont assez noires concernant le salariat. D’ailleurs, ces derniers temps, les études tendant à prouver que le niveau d’emploi va considérablement chuter se multiplient. Mais vous pouvez toujours croire au Père Noël et à l’histoire des canuts qui ne voulaient pas disparaître et « qui avaient peur du changement ».

« Pour éviter d’être évincés par les robots, les employés vont devoir se doter de nouvelles qualifications avance l’étude.

Le remplacement des hommes par les machines pour les tâches automatisées n’est pas un fait nouveau, mais son impact chiffré était jusqu’alors méconnu. Une étude conjointe de Deloitte et de l’Université d’Oxford avance que la tendance pourrait concerner jusqu’à un emploi sur trois au Royaume-Uni.

Les métiers tel qu’assistant libraire, secrétaire, agent de voyage ou encore greffier sont parmi les plus exposés à la concurrence des ordinateurs. Le phénomène est déjà bien entamé puisque depuis 2001, ces métiers ont déjà fondu de 40 % selon l’étude publiée lundi par Deloitte et l’université d’Oxford,

L’avenir pour le marché du travail n’est que plus sombre puisque 35 % des emplois au Royaume-Uni et 30 % à Londres risquent d’être supplantés par des machines d’ici les vingt prochaines années poursuit l’étude. »

Des métiers hautement qualifiés

« Pour éviter d’être évincés par les robots, les employés vont devoir se doter de nouvelles qualifications avance l’étude. Bien sûr, les compétences en matière numérique sont les plus demandées : 85 % des employeurs londoniens sont à la recherche de profils avec « un savoir-faire digital », mais aussi avec des aptitudes en management et une bonne dose de créativité. En somme, mieux vaut avoir les qualités qu’un ordinateur ne pourra (jamais ?) se doter.

Loin d’être fatalistes, les analystes de Deloitte appellent les décideurs politiques et les entrepreneurs à réagir, vite, pour que la « main-d’oeuvre » se dote de ces aptitudes inimitables par les machines. »

Quelles solutions à titre personnel et pour nos enfants ?

Si faire de l’informatique peut sembler une bonne idée au premier abord, cela n’est plus si vrai, loin de là. En effet, désormais c’est des milliers de postes qui sont délocalisés en Inde par exemple où des développeurs low cost remplacent les développeurs « bien de chez nous » et made in France qui, eux, coûtent beaucoup plus cher.

Alors essayons juste de poser les bases d’une démarche intellectuelle sur l’orientation de nos enfants. Nous devons les inciter à se diriger vers des métiers ayant les trois caractéristiques suivantes :

1/ Non délocalisable
2/ Non robotisable
3/ Non informatisable

Vous allez me dire, d’accord très bien, tes 3 critères mais là, tu viens de supprimer presque tous les jobs existants… Eh oui, et c’est bien de cela dont il faut prendre intimement conscience… Prenons quelques exemples.
Banquier d’en bas en agence bancaire ? Mauvaise idée. Banque en ligne, fermeture de toutes les agences ou presque dans 5 ans. Arrivée sur le marché de l’emploi de 500 000 « petits banquiers ». Du coup, le cours du banquier d’occasion en reconversion s’effondre et chômage de longue durée hautement probable.

Informaticien développeur ou analyste programmeur ? Comme je le disais, oups, direction la délocalisation en Inde. Mauvaise idée.

Comptable avec un BTS ? Bonne idée ces dernières années, mais là, ce n’est plus trop le bon plan. D’abord, la saisie est de plus en plus délocalisée (par exemple la Société Générale a balancé quelques milliers de postes de comptables en Inde) et cela sera de plus en plus informatisable avec tous les logiciels se « parlant » entre eux…

Fonctionnaires ? Une excellente idée si vous voulez finir comme les Grecs à ne même pas recevoir votre salaire, quant aux postes de CRS, ils seront avantageusement remplacés par des CRS robots très dissuasifs et sans état d’âme. Le flic parfait en somme.

Bon alors quoi me direz-vous ?

Le retour en grâce des métiers manuels !!

Pour le moment, nous avons du mal à concevoir le robot plombier capable de ramper derrière une cuisine équipée pour réparer une fuite… Comme ces métiers sont assez mal aimés, finalement un bon plombier gagne beaucoup mieux sa vie qu’un cadre d’agence bancaire… Eh oui, surprenant mais c’est la réalité actuelle. Il en est de même pour l’électricien, le serrurier ou encore… le boulanger.

L’artisanat recèle donc de véritables opportunités pour nos jeunes.

Autre piste, et cela découle de l’idée précédente, il devient aujourd’hui plus risqué d’être salarié soumis aux aléas des licenciements que d’être soi-même son propre patron !

Sannat

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